Le retour du technicien français Claude Le Roy à la tête des Diables Rouges du Congo suscite de vives réactions sur le continent. Pour le journaliste de sport camerounais Martin Camus Mimb, la nomination de l’entraîneur de 78 ans est un choix «absurde» qui ne répond en rien aux besoins de renaissance du football congolais.
Le football congolais s’apprête à rouvrir une ancienne page de son histoire. Claude Le Roy vient d’être nommé sélectionneur national du Congo, succédant ainsi à Isaac N’Gata. Le technicien français prendra officiellement ses fonctions le 22 juin prochain, sous la direction du ministre des Sports, Hugues Ngouelondele, et du représentant de la Fédération congolaise de football (Fecofoot), Henri Endzanga. Avec pour feuille de route la qualification pour la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2027 et la construction d’un projet sportif durable, le «Sorcier Blanc» retrouve un banc qu’il a déjà occupé entre 2013 et 2015.

Cependant, ce énième retour sur le continent africain après des passages au Cameroun, au Sénégal, au Ghana, en RDC ou encore au Togo ne fait pas l’unanimité. Loin de là. Martin Camus Mimb, figure majeure du journalisme sportif en Afrique, a publiquement et vigoureusement critiqué cette décision, qualifiant le technicien de l’un des entraîneurs européens les plus surcotés du continent.
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L’analyste remet notamment en question la pertinence de confier un projet de reconstruction opérationnel à un entraîneur de cet âge, estimant que ses compétences actuelles relèvent davantage du conseil : «Leroy ne règne plus… Je ne voulais pas commenter cette actualité. Mais ma bouche gratte. Le seul pays où Claude Leroy a réellement produit un résultat en Afrique, c’est le Cameroun et c’est vieux de presque 40 ans. Entre-temps, il est passé au Sénégal, au Ghana, au Togo, en RDC… sans aucun résultat. Comment peut-on encore être convaincu un demi-siècle plus tard, qu’il peut être la solution ? Il a peut-être un entregent qui peut faire de lui un bon consultant. Et encore ! Mais être sur l’opérationnel à cet âge, je trouve que c’est limite. Je pense que pour le football congolais qui a besoin d’énergie pour la renaissance, ce choix n’est pas simplement discutable. Il est absurde !»
Alors que le Congo cherche un second souffle pour redevenir compétitif sur la scène africaine, cette nomination place d’emblée Claude Le Roy sous le feu des projecteurs et des critiques. Le nouveau sélectionneur devra rapidement faire mentir ses détracteurs sur le terrain dès le début de son mandat.
