Le Cameroun est engagé depuis le 9 juillet dans l’une de ses plus importantes opérations de santé publique de l’année. Jusqu’au 12 juillet 2026, le ministère de la Santé publique déploie sur l’ensemble du territoire la Semaine d’Actions de Santé et de Nutrition Infantile et Maternelle (SASNIM), couplée au deuxième tour des Journées Locales de Vaccination contre la poliomyélite dans six régions du pays. À travers cette campagne gratuite, les autorités ambitionnent de protéger des millions d’enfants tout en renforçant la prévention de plusieurs maladies évitables.
Un vaste dispositif déployé dans tout le pays
Pendant quatre jours, des milliers d’agents de santé et de relais communautaires sillonnent les quartiers et villages pour administrer gratuitement de la vitamine A aux enfants âgés de 12 à 59 mois et vacciner contre la poliomyélite les enfants de 0 à 59 mois dans les régions de l’Adamaoua, du Centre, de l’Est, de l’Extrême-Nord, du Littoral et du Nord. Les interventions sont réalisées à domicile, dans les formations sanitaires ainsi que dans des sites temporaires afin de toucher le plus grand nombre de bénéficiaires.
Le ministère vise la supplémentation de 5 919 633 enfants en vitamine A et la vaccination de 6 397 062 enfants contre la polio. Parallèlement, près de 6,5 millions de ménages seront visités et environ 17 millions de personnes sensibilisées sur la nutrition, l’hygiène, la vaccination, la prévention des maladies et la Couverture Santé Universelle (CSU).
Prévenir plutôt que guérir
Au-delà de la vaccination, cette campagne s’inscrit dans la stratégie nationale de réduction de la mortalité infantile et maternelle. La vitamine A contribue à renforcer le système immunitaire, favorise la croissance des enfants et réduit les complications liées à des maladies telles que la rougeole, la diarrhée ou encore la malnutrition. Quant au vaccin antipoliomyélitique oral, il demeure l’outil le plus efficace pour prévenir la paralysie causée par le poliovirus et stopper sa circulation.
Cette édition intervient dans un contexte où le Cameroun continue de faire face à plusieurs défis sanitaires, notamment les épidémies de choléra, de rougeole, de Mpox ou encore les conséquences des crises sécuritaires et des inondations dans certaines régions. Le ministère de la Santé publique a ainsi prévu des stratégies adaptées pour atteindre les populations vivant dans les zones les plus difficiles d’accès.
Un appel aux parents
Le ministère de la Santé publique rappelle que toutes les interventions sont entièrement gratuites et invite les familles à accueillir favorablement les équipes déployées sur le terrain. Les parents sont encouragés à faire vacciner leurs enfants, à leur administrer la vitamine A et à profiter des séances de sensibilisation organisées tout au long de la campagne.
À travers cette opération, le gouvernement entend non seulement protéger plusieurs millions d’enfants contre des maladies évitables, mais également renforcer les comportements favorables à la santé au sein des communautés, dans l’objectif de réduire durablement la morbidité et la mortalité maternelle et infantile au Cameroun.
