Huit ans après son entrée en exploitation, le port de Kribi figure parmi les 17 % de ports les mieux connectés au monde, selon les données de la CNUCED relayées par le Port autonome de Kribi. Une progression qui ouvre de nouvelles perspectives aux échanges camerounais et sous-régionaux.
Kribi poursuit son ascension dans les réseaux du transport maritime. Au deuxième trimestre 2026, le port occupe le 151ᵉ rang sur 925 ports dans l’indice de connectivité de la CNUCED, l’organisme des Nations unies chargé du commerce et du développement. Son score atteint 172,8 points, en hausse de 13,4 % sur un an, indique une note du Port autonome de Kribi publiée en septembre.

Cette dynamique contribue à la progression du Cameroun, désormais classé 53ᵉ sur 178 économies. Le pays se situe ainsi dans le premier tiers mondial, avec un indice de connectivité en augmentation de 6,7 % sur un an.
Derrière ces chiffres, un réseau commercial se consolide. Cinq armateurs desservent Kribi à travers six services réguliers, reliant notamment le port à l’Asie, à l’Europe et au golfe de Guinée. Pour les opérateurs économiques, les liaisons directes permettent de limiter les transbordements et les délais et frais associés. L’enjeu concerne les entreprises camerounaises, mais aussi celles du Tchad et de la République centrafricaine dont les marchandises transitent par Kribi.
L’activité accompagne cette montée en puissance : le port a enregistré 559 escales en 2025, contre 295 en 2018. Le trafic conteneurisé a atteint 555 398 équivalents vingt pieds (EVP), soit une hausse de 19 % sur un an.
Reste à prolonger cette ouverture maritime vers l’intérieur des terres. La route Ebolowa–Akom II–Kribi et le projet ferroviaire Édéa–Kribi–Lolabé–Campo, encore au stade préparatoire des études de faisabilité, doivent y contribuer. Leur réalisation sera déterminante pour transformer la progression maritime de Kribi en gains concrets pour les échanges régionaux.
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