Un drame d’une violence extrême secoue la communauté militaire au Nigeria. Le lieutenant Samson Haruna, officier de l’armée nigériane et médecin rattaché au 6e bataillon régimentaire (RMO), est décédé après avoir été grièvement brûlé lors d’une dispute conjugale. Selon les premiers éléments de l’enquête, sa femme, Retyit Obadiah Dalong Haruna, l’aurait aspergé d’essence avant d’y mettre le feu à leur domicile, situé dans la caserne Wellington Bassey à Ibagwa, État d’Akwa Ibom.

Le couple s’était marié le 21 avril 2025, à Jos, dans l’État du Plateau, marquant le début d’une union peu commune dans la sphère militaire. L’incident s’est produit le 22 septembre 2025, dans un contexte de dispute. Des témoins rapportent que l’altercation a dégénéré lorsqu’elle l’a agressé en l’aspergeant de carburant (essence), provoquant l’embrasement. Gravement brûlé, le lieutenant Haruna a été stabilisé à l’unité médicale de la caserne avant d’être évacué vers l’hôpital universitaire d’Uyo, où il a succombé à ses blessures.
La femme, actuellement en détention, est au centre de l’enquête. Les autorités militaires et judiciaires collaborent pour déterminer les circonstances exactes de ce drame.
Au-delà de cette tragédie individuelle, l’affaire soulève des questions profondes sur la violence domestique, la gestion de conflits conjugaux et les défis de la vie familiale en milieu militaire. Dans une institution où la discipline et le contrôle personnel sont valorisés, ce type d’incident remet en lumière les tensions internes qui peuvent exister derrière l’uniforme.
Les réactions sont multiples : d’un côté, une onde de choc et de condamnation, en particulier parmi les rangs militaires ; de l’autre, des appels au renforcement des mécanismes de soutien psychologique et d’assistance aux familles d’officiers. L’arrestation de la suspecte montre que les autorités prennent au sérieux la gravité de l’affaire.
Au moment où l’enquête progresse, plusieurs points restent à éclaircir : les motifs à l’origine de la dispute, l’état mental de la suspecte au moment de l’acte, et le rôle éventuel de tierces personnes ou influences extérieures. Des investigations médico-légales, légales et militaires seront cruciales pour faire la lumière sur cette affaire.
Ce drame rappelle tristement que la violence domestique existe dans tous les milieux y compris ceux que l’on imagine solides. Le sacrifice d’un homme en uniforme rappelle que le devoir ne met pas à l’abri de la douleur, et qu’il est essentiel d’accorder à chaque personne au-delà de son rôle public une reconnaissance, une protection et une dignité.
