22 June 2026
Côte d’Ivoire/ Cameroun : Camille Makosso demande pardon à Alassane Ouattara pour Élysée le Snieper
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Côte d’Ivoire/ Cameroun : Camille Makosso demande pardon à Alassane Ouattara pour Élysée le Snieper

Juin 22, 2026

Le feuilleton Élysée le Snieper prend une tournure totalement inattendue. Face à la tempête qui secoue les réseaux sociaux, le général Camille Makosso a décidé de briser le silence. Dans une vidéo particulièrement commentée, l’influenceur ivoirien a troqué ses habituels clashs pour un discours d’apaisement, plaidant directement la cause du web-humoriste camerounais auprès du peuple ivoirien et des autorités.

Pour Makosso, il est primordial de «resituer les choses dans leur contexte». Les propos virulents qui valent aujourd’hui des ennuis à Élysée le Snieper ne sont pas nés de nulle part. Ils ont été prononcés au plus fort de la fameuse guerre des réseaux entre Ivoiriens et Camerounais, une période de tensions numériques où, selon lui, tous les coups étaient permis. Il rappelle notamment que les internautes ivoiriens n’avaient pas non plus épargné le président Paul Biya : «Son âge n’a pas été épargné, sa lenteur non plus, comme si être âgé était une malédiction.»

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L’influenceur insiste sur le fait qu’Élysée le Snieper n’est pas un ennemi de la Côte d’Ivoire. Preuve en est, le jeune homme s’était d’abord prêté au jeu des paris fraternels lors des matchs de football, venant même à Abidjan pour chanter l’hymne national ivoirien. C’est son arrivée sur le sol ivoirien qui a réveillé de vieilles vidéos compromettantes, exhumées par des internautes en colère. On l’y entend tenir des propos assez durs envers le président Alassane Ouattara, mais Makosso nuance : «Il faut aussi remettre cela dans son contexte, parce qu’on pourrait avoir l’impression qu’il s’est levé un matin, dans sa folie, pour dire ces choses.»

Conscient de son propre impact médiatique, Makosso explique avoir volontairement refusé de souffler sur les braises à l’époque, ce qui lui avait valu le surnom de « Juda ». Aujourd’hui, il craint surtout que cette affaire ne vienne fragiliser des relations bilatérales déjà complexes, alors que la Côte d’Ivoire gère déjà d’autres fronts diplomatiques délicats dans la sous-région, notamment avec le Mali, le Burkina Faso et le Niger.

Même s’il réaffirme sa loyauté absolue envers le chef de l’État ivoirien avec sa formule désormais célèbre «Vous pouvez jouer avec tout, mais pas avec notre papa ADO» , le Général choisit la carte de la clémence. À la fin de sa vidéo, il s’adresse directement au sommet de l’État avec gravité : «Concernant Élysée, je me mets à genoux et je demande pardon aux Ivoiriens. Pardon à nos autorités, pardon au président ADO. Donnez-lui des conseils et libérez-le. Il n’est pas un ennemi.» Reste à savoir si cet appel au pardon sera entendu par les autorités et si la justice saura faire preuve de paternalisme envers un jeune créateur de contenu emporté par la fougue des réseaux sociaux.

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