3 June 2026
Côte d’Ivoire : 3 ans de prison pour Apoutchou National et 5 ans pour Lionel PCS pour blanchiment de capitaux
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Côte d’Ivoire : 3 ans de prison pour Apoutchou National et 5 ans pour Lionel PCS pour blanchiment de capitaux

Juin 2, 2026

Le tribunal d’Abidjan a rendu son verdict ce mardi 2 juin 2026 dans l’affaire de blanchiment de capitaux impliquant Stéphane Agbré, connu sous le nom d’Apoutchou National, et Lionel Akobé, alias Lionel PCS. Le premier a été condamné à 3 ans de prison ferme et le second à 5 ans de prison ferme. Les deux hommes doivent également s’acquitter d’une amende de 264 millions de FCFA chacun. Cette décision du Pôle pénal économique et financier met fin à un procès suivi par l’opinion publique ivoirienne depuis plusieurs mois.

Côte d’Ivoire : 3 ans de prison pour Apoutchou National et 5 ans pour Lionel PCS pour blanchiment de capitaux

L’affaire a commencé sur les réseaux sociaux après la diffusion d’une vidéo dans laquelle Apoutchou National exposait des liasses de billets de banque en espèces. Les images ont provoqué l’intervention des services de lutte contre la corruption. Le parquet s’est autosaisi du dossier et a ouvert une enquête sur la base de la législation relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, ce qui a conduit à l’interpellation des suspects. L’enquête a cherché à établir l’origine des fonds exhibés sur Internet, initiant une série d’auditions pour clarifier les mouvements financiers entre les différents prévenus.

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Pendant le procès, les débats ont opposé les arguments du ministère public aux plaidoiries de la défense. Le procureur a demandé l’application de la loi, réclamant une peine de 7 ans de prison et une amende de 240 millions de FCFA pour marquer la lutte contre les circuits financiers illicites. La défense a contesté les accusations, pointé des failles matérielles et demandé l’indulgence du tribunal. Le juge a finalement prononcé des peines de prison inférieures aux réquisitions du parquet, mais a augmenté le montant des amendes financières.

​Ce jugement marque une étape dans la régulation des activités des créateurs de contenus et des influenceurs en Côte d’Ivoire. Les autorités judiciaires confirment par cette décision que les publications sur les plateformes numériques peuvent désormais faire l’objet de vérifications fiscales et d’enquêtes pénales. L’affichage de signes de richesse en ligne devient un critère de surveillance pour l’administration. L’objectif affiché par l’État est de contrôler les flux financiers et d’imposer la transparence sur l’origine des revenus des acteurs du web. Cette affaire pourrait modifier les pratiques des utilisateurs des réseaux sociaux concernant l’exposition de leur patrimoine.

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