L’artiste Tayc a exprimé sa position concernant ses projets de développement au Cameroun lors d’un entretien dans le podcast « Small Talk » diffusé par le média français Kombini. Le chanteur, dont les racines se situent à Bamenda par sa mère et à Fotouni par son père, lie son engagement économique à l’évolution du contexte sécuritaire dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Malgré des sollicitations de son entourage familial pour lancer des projets sur le territoire national, Tayc indique que la situation actuelle constitue un obstacle à l’injection de capitaux. L’artiste précise que l’absence de sa mère du pays depuis dix ans, pour des raisons de sécurité, influence directement sa vision. Selon ses déclarations, la difficulté pour ses proches de se rendre dans leur région d’origine freine sa volonté de participer à l’avancement du pays par des investissements financiers.
Lire aussi : France / The Voice 2026 : Tayc rejoint le jury
Si l’investissement structurel est suspendu, l’artiste confirme la poursuite de ses activités artistiques au Cameroun. Il prévoit de continuer l’organisation de concerts et la réalisation d’œuvres. Tayc réaffirme son attachement au pays, tout en précisant que son implication ne peut être totale tant que les conditions de sécurité pour sa famille ne sont pas réunies.
Pour rappel, la mère de l’artiste est originaire de Bamenda, chef-lieu de la région du Nord-Ouest, zone touchée par la crise sécuritaire. Son père est originaire de Fotouni, dans la région de l’Ouest. Ce lien familial avec les zones en conflit explique la position exprimée par l’artiste, soulignant l’impact de cette situation sur les membres de la diaspora.
