Le cinéma burkinabè est en deuil suite au décès de Sanata Traoré, affectueusement connue sous le nom de Bibata, survenu le 8 septembre 2025. L’actrice, célèbre pour son rôle de l’épouse du chef dans la série télévisée « Trois femmes, un village », a marqué les esprits par son talent et sa présence charismatique à l’écran.
Sanata Traoré a incarné Bibata dans cette série emblématique diffusée à partir de 2010 sur la Radio Télévision du Burkina (RTB). La série, réalisée par Aminata Diallo Glez et coproduite par Jovial Productions, compte trente épisodes de 26 minutes chacun. Elle aborde des thématiques telles que la polygamie, la scolarisation des filles et la cohabitation interreligieuse, reflétant ainsi les réalités sociales du Burkina Faso.

Depuis plusieurs années, l’actrice souffrait d’une hémiplégie, conséquence probable d’un accident vasculaire cérébral (AVC), qui avait affecté sa mobilité et sa parole. Un élan de solidarité s’était alors manifesté, avec des campagnes de soutien et des visites de ses collègues acteurs, témoignant de l’affection et du respect que lui portait la communauté artistique.
La disparition de Sanata Traoré laisse un vide dans le paysage culturel burkinabè. Son interprétation de Bibata reste gravée dans la mémoire des téléspectateurs, symbolisant la force et la résilience des femmes africaines. Sa contribution au cinéma et à la télévision du Burkina Faso demeure inestimable.
Avec la disparition de Sanata Traoré, le Burkina Faso perd une figure emblématique de son paysage audiovisuel. Son rôle dans Trois femmes, un village a transcendé les écrans pour s’ancrer dans la culture populaire, devenant un repère pour plusieurs générations de téléspectateurs.
Son parcours, marqué par la passion et l’engagement, reste une source d’inspiration pour les jeunes talents du continent. Si la comédienne s’est éteinte, son œuvre, elle, continue de parler avec force et émotion à ceux qui l’ont admirée.
