Dans un post publié sur sa page Facebook, le journaliste sportif Rémy Ngono a répondu aux critiques de son confrère Alain Denis Ikoul, qui remettait en question les choix tactiques de David Pagou, sélectionneur intérimaire des Lions Indomptables. Intitulée «Le sorcier blanc et le marabout noir», la réaction de Ngono déconstruit plusieurs affirmations sur l’influence présumée de l’entraîneur belge Marc Brys dans les performances récentes de la sélection camerounaise.

Rémy Ngono réfute l’idée que Brys aurait dicté à Pagou des choix tels que la titularisation de Dany Namasso ou la non-convocation de cadres comme André Onana, Vincent Aboubakar, Michael Ngadeu, Ngamaleu ou Eric Maxim Choupo-Moting. Il conteste également les parallèles faits avec des figures du football mondial comme Ancelotti ou Guardiola, rappelant qu’aucun élément concret ne permet de créditer Brys de la récente stratégie adoptée par les Lions.

L’ancien chroniqueur de RFI évoque aussi les critiques antérieures contre Rigobert Song, rappelant que ce dernier avait réussi à qualifier le Cameroun pour la Coupe du monde au Qatar, contrairement à Brys qui n’a pas réussi à tirer son épingle du jeu dans les éliminatoires actuels.
Rémy Ngono salue par ailleurs les performances de David Pagou, notamment la victoire face au Gabon une première pour le Cameroun en phase finale de la CAN ainsi que le nul contre la Côte d’Ivoire. Des résultats qu’il présente comme la preuve des capacités locales en matière de management technique.
Notons que , Ngono dénonce une vision condescendante qui attribue systématiquement la réussite d’un entraîneur africain à l’influence d’un mentor étranger. Il défend la légitimité de Pagou et appelle à une revalorisation des compétences africaines dans le football.
