Ma CAN s’est arrêtée en quarts : chronique d’une passion brisée
Pour beaucoup, la Coupe d’Afrique des Nations est une fête qui dure jusqu’à la finale. Pour moi, supporter des Lions Indomptables, les lumières se sont éteintes un soir de quart de finale. Retour sur une élimination face au Maroc qui laisse un goût de cendre, entre amertume sportive et incompréhension arbitrale.
Jusqu’à ce fatidique quart de finale, tout n’était que ferveur. En tant que fan camerounais, je vivais cette compétition avec l’intensité que seul le vert-rouge-jaune peut procurer. Les victoires s’enchaînaient, l’adrénaline montait. Mais le football est cruel, et le choc face au Maroc a marqué une rupture brutale.

Ce qui fait mal, ce n’est pas tant de perdre. Dans le sport, l’échec fait partie du jeu. Ce qui est insupportable, c’est la manière. Ce soir-là, j’ai senti une impuissance profonde. Si les décisions arbitrales avaient été partiales, si l’équité avait été le seul maître sur le terrain, je reste convaincu que nos Lions auraient pu aller chercher plus loin, plus haut. Hélas, le sort en a décidé autrement.
Un dégoût qui dépasse le terrain
Le soir de l’élimination, le sentiment prédominant était le dégoût. Une sensation de gâchis. Mais le temps, au lieu de panser les plaies, n’a fait qu’accentuer les doutes. Car après notre sortie, les polémiques se sont enchaînées, avec un dénominateur commun qui interroge : le rôle central du Maroc dans des scénarios de plus en plus contestés.
Le malaise s’est propagé. D’abord en demi-finale face au Nigéria, puis de façon encore plus flagrante face au Sénégal. Voir ces « scandales » se multiplier n’a fait que renforcer mon amertume. Comment ne pas avoir l’impression que les dés étaient pipés ?
Une fin de tournoi en forme de « justice »
Cependant, le football finit parfois par rendre son propre verdict. Malgré les décisions favorables et les polémiques qui ont jalonné leur parcours, notamment face au Sénégal, le destin ne leur a pas souri jusqu’au bout.
Le Maroc s’est finalement incliné, échouant à décrocher cette deuxième CAN de son histoire qu’il attend depuis 50 ans. Je ne m’en cache pas : voir cette équipe échouer au portail de la gloire, après tout ce que nous avons traversé, m’a procuré une véritable réjouissance. Une forme de justice poétique qui vient, un tant soit peu, apaiser la douleur de notre élimination prématurée.
