La question est des plus rhétoriques, en témoigne le point dexclamation que l’auteur de la réflexion, l’historienne belge Martine De Keukeleire, accole au point dinterrogation : « L’accès à léducation pour les femmes : prémices à leur émancipation ?! ».

Longtemps murée dans une prétendue supériorité incontestable de l’homme sur la femme, supériorité conféré toujours supposément- au premier par le Créateur (ou depuis la création), la société humaine avait volonté reléguée la femme au rang de simple accompagnatrice, de faire-valoir de notre espèce.
La recherche scientifique, notamment en psychologie, n’a pas encore pu expliquer létat desprit qui a conduit à cette aberration, tant il est vrai que la seule tâche de donner la vie, et ainsi de perpétuer l’espèce, qui n’incombe qu’à la femme, est la tâche la plus difficile qui puisse exister. Ce à quoi il faut ajouter les situations de misère et d’oppression imposées à la femme au nom de sa prétendue infériorité à l’homme, et parfois fatalement vécues par elle de bonne grâce, qui ont fini par révéler que la femme est l’être le plus fort de notre espèce, rendant carrément hérétique la qualification de “sexe faible” – manifestement sortie dun esprit tordu qui lui est attribuée.
Mais bon, voilà ! On en est là, à se résigner de voir la mère de l’humanité (se résigner elle-même à être) reléguée au rang ingrat de second couteau au nom dune tradition partagée par tous les humains de par toute la terre à lexception notable de ces “dégénérés” de féministes et dégalitaristes qui ont la malencontreuse idée de penser quen dehors de quelques différences du reste caractéristiques- observées sur le plan biologique ou plus précisément anatomique, l’homme et la femme, à opportunités identiques, sont capables des mêmes réalisations, quand la balance ne pencherait pas complètement en faveur de la femme, plus passionnée, plus intuitive et plus prudente. D’où le nécessaire retour au postulat primordial qui structure notre essai de réflexion sur la nécessité que doit éprouver la société humaine démanciper la femme en séduquant avant tout !
Oui, c’est toute la société des hommes et des femmes, qui doit s’éduquer pour comprendre combien elle perd tout à ne pas donner à la femme la place prépondérante qui est la sienne, ou plutôt combien il est vital que cesse la relégation de la femme.
Peut-être même que la femme gagne la première à saisir ainsi les choses et à limposer au reste de l’humanité pour impulser la donne nouvelle d’une société équilibrée où elle ne se sent pas à l’aise de subir les hommes, comme c’est le cas de ces femmes qui, par exemple, trouvent tout à fait naturel que leurs “hommes” (amants, copains, époux) leur infligent des sévices corporels suite à des incompréhensions, un peu comme des enfants trouveraient normal que suite à une incorrection de leur part, leurs parents leur donnent le baston.
Autrement dit, c’est encore à la femme d’éduquer la société pour quelle sémancipe des préjugés qui lont attardé et retardé jusquà ce jour. Mais pour que cela soit possible, il faut que la société, désireuse elle-même de se libérer des chaines de l’obscurantisme, accorde une place prépondérante à une meilleure éducation de la femme.
Pour cela, nous allons recommander la relecture de lintervention dune femme de tête, Madame Christine Lagarde, alors Directrice générale du Fonds monétaire international, au sujet de l’éducation de la femme. C’était le 19 mai 2014 au siège du National Democratic Institute à Washington aux Etats-Unis, sur le thème « Oser la différence : promouvoir lémancipation des femmes », dont on peut prendre connaissance de lintégralité en cliquant ici.